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mercredi 7 avril 2010

Chant d'avril et historique de l'ancien théâtre de Grenoble

Chant d'avril

Corpsyphonie vous l'avait promis:
Après "l'occasion manquée" du mois de mars, vous pouvez constater que
"l'heure est donc brève!" avec Jules Massenet et Armand Silvestre
est bien au rendez-vous d'avril.




Ce chant est accompagné

L'heure est venu aussi de publier un article promis lors des vœux pour 2010:

L'ancien théâtre de Grenoble (1768-1939)


Grenoble a longtemps été une ville tournée vers la musique, juste après sa passion pour la peinture, puisqu'après la première guerre mondiale elle entretenait un orchestre permanent au théâtre Municipal et, fait unique en France pour l'époque, pour sa radio locale « Alpes Grenoble ».


...« Les concerts de musique symphonique classique et légère occupent une place prépondérante, l'opérette prit une heureuse place et nous permit les auditions intégrales de Rêve de valse , Princesse Czerdas, Paganini, Pomme d'Api »... extraits de l'Almanach de 1937.

L'idée d'un émetteur de radiodiffusion fut lancée en 1925 et fut réalisée en avril 1927. De type 500 W, à l'hôtel des Postes, il devint de type 1500 W dès 1928 et s'installa au Parc de l'Exposition, dans la Maison Moderne en 1930. Il y resta jusqu'aux jeux olympiques de 1968.

Le théâtre actuel n'a rien a voir avec celui « à l'italienne » qui servit pendant près de deux siècles. Situé le long des quais de l'Isère, face à l'Hôtel de Lesdiguières ( lequel sera à la fois préfecture et mairie), il fut bâti en 1768 à la place d'un jeu de paume. Accueillant près de 1000 spectateurs, il comprenait:
  • trois étages de galeries
  • des loges (on y situe l'incident de Madame Barnave, la mère de notre Antoine, délogée par une famille noble sous la protection de Clermont Tonerre, incident peut-être à l'origine de la Journée des Tuiles)
  • Un parterre
  • une fosse d'orchestre.

Il fut refait en 1853 avec la façade dont certains peuvent encore se souvenir.
Beaucoup de tragédiens s'y sont produits comme Talma ou Sarah Bernard, mais aussi des musiciens comme Franz Litz, des danseuses comme Marie Taglioni et de grandes cantatrices comme Adelina Patti.

C'est sous la 3e République que fut institué un orchestre permanent de 50 titulaires recrutés sur concours. Parmi les meilleurs souvenirs dauphinois d'entre deux guerres, il y a l'excellent chef d'orchestre Kamm, le dynamique administrateur Coulon, le directeur de ballet Laurent Nata et le chef de chœur Léon Tart. Les chœurs de l'Orphéon ou de l'Union Chorale étaient dirigés par Léon Janot, Dabadie, Michel ou Planquelle.
La quasi totalité du répertoire lyrique fut programmé aux cotés des opérettes à la mode, le théâtre affichait complet à chaque représentations.
A la fin de la première guerre mondiale, Mariette Mazarin, cantatrice de renommée internationale fit la renommée de ce théâtre...voir l'article « la première voix à la radio fut grenobloise »...

Complétement déserté en 1939, la destruction du bâtiment fut décidée en 1948. Pierre Gerbal eut alors la rude tache de maintenir la comédie et l'art lyrique dans le nouveau théâtre de Grenoble.

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